Let’s go to the beach, bi… beach

Pour notre première sortie organisée, les étudiants locaux nous ont proposé d’aller à Cheung Chau, une île située au sud-ouest de HK island.

Capture d’écran 2013-10-06 à 00.20.02

Après quelques stations de MTR et un trajet d’environ 45m de ferry, duquel on a pu apercevoir l’imposante skyline hongkongaise (je dis apercevoir puisque même si le beau temps répond à l’appel, la pollution omniprésente recouvre souvent le paysage d’un brouillard plus ou moins dense), on arrive enfin sur l’île.

2013-09-07 11.41.01

 Les bébés chinois sont tous mignons. Mais quand ils deviennent adultes…

Bref je m’égare.

2013-09-07 11.39.12

(voici un exemplaire assez impressionnant d’une photo panoramique complètement ratée)

Les premières images nous donnent l’impression d’être sur une petite île de pêcheurs,(…)

2013-09-07 12.17.52

le ferry en mode je prends des photos de bégé avec mon iphone

2013-09-07 13.09.45

2013-09-07 12.21.21

Oui……. des para-soleils…….

(…) mais on aperçoit très rapidement le gros M d’un domac sur la berge. Enfin, on va pas se plaindre non plus, parce que quand on n’a que des brochettes de boulettes de poisson à l’aspect et l’odeur douteux pour subsister, on est bien content de retrouver un bon vieux big mac. Surtout qu’ils ont ressorti le big tasty ici hi hi ☺

On décide d’aller directement à la playa parce qu’on meurt litéralement de chaud (il devait bien faire au moins 35°, sans vent, sans ventilo, sans glacière, rien). Mais arrivé à sur le sable, on découvre avec stupeur que la partie baignade – délimitée par un filet… « anti-requins »…

2013-09-07 12.34.06

Oui vous avez bien lu. Genre baignade suicidaire – est en fait un énorme ramassis de détritus. Ça nous coupe tout et on décide d’aller manger à la place. Un peu affamés et en même temps très inquiets de l’état de nos intestins après ingurgitation de nourrite de provenance et de qualité indéterminées sur une île inconnue (ne faites pas les innocents, vous m’avez très bien comprise!), on décide d’opter pour une option plus sage et de prendre un sandwich dans une petite barraque à frites. Ptit sandwich / chips pour moi, je me languis un instant du bon reblochon franchouillard en machouillant molement mon club « jambon » / vache-qui-rit solide qui n’a rien de marrant du tout. Après ce festin particulièrement ragoûtant, qui nous a quand même calé pour l’après-midi, on se redirige vers la poub… la plage parce qu’on n’a qu’une envie, se jeter à l’eau.

2013-09-07 12.30.10

Un peu comme lui. C’est la fête du zlip.

Le regard triste, le pas lourd, nous pensons que notre heure est venue quand d’autres étudiants en échange nous font signe : il y a en fait une autre plage plus loin où tout le monde est ! Ni une, ni deux (mon paréo n’a qu’à bien se tenir), on prend les ballons et les serviettes et marchons d’un pas motivé vers l’eldorado (sans daurades, ni requins de préférence, mais on ne peut pas toujours avoir ce qu’on veut dans la vie). 5 minutes de marche plus tard, on arrive : plage paradisiaque, propre (forcément il y a une dame portant un joli chapeau pointu qui enlève tous les déchets…), eau bleu lagon, palmiers, cocotiers, mais le filet anti-requin est toujours là.

2013-09-07 13.38.15

Tant pis pour mes descendants, je jette mon paréo et me jette à l’eau (dans tous les sens du terme). Au bout de la zone « safe » (haha) [on nous recommande quand même de ne pas s’approcher trop près du filet……… au cas où], il y a une grosse bouée solide sur laquelle on peut bronzer à plusieurs. Une sorte de plateforme où il est interdit de boire ou de sauter, mais où tout le monde fait les deux quand même. Quelques aller-retours salvateurs dans une eau pas si fraîche que ça (first world problem…) plus tard, on décide d’aller acheter des bières au resto de plage d’à côté, et on transporte nos canettes dans nos maillots pour se délecter paisiblement comme des cachalots en surpoids sur la nouvelle attraction de la journée.

2013-09-07 14.17.45

spécimen de groupe d’étudiants en plein effort

C’est sur cette bouée que nous nous adonnons à des rencontres fortuites. Disposés en étoile de mer, nous essayons de tisser des liens avec ces étrangers que nous voyons (quand-même) en maillot de bain. Après un rapide tour de table… enfin… de bouée, pendant lequel chacun se présente et raconte un peu son parcours, un local d’une trentaine d’année me prend à part et me demande si je serais d’accord pour qu’il me photographie un jour dans son studio. En effet, il paraît que c’est important pour un photographe d’avoir plusieurs types de « modèles » dans son book. Du coup, il demande aussi à Max, un autre exchange allemand très blond, type aryen total, et à Max, un autre allemand moins blond, mais qui fait l’affaire aussi. Ce fut notre première rencontre avec Jim.
Retour sur le sable ferme, on en profite pour se la péter un peu : c’est la tous les jours qu’on se fait street repérer quand même ! On retrouve ce curieux personnage qui nous file sa carte… qui en jette ! Dorée avec un soleil et tout et tout. Il déconne pas le mec.
Fiers comme des poux, on a encore faim et on part à la recherche de sushis qui, à ce qu’il paraît, étaient absolument incroyables. On arrive devant la bicoque de sushis, à $15 (=1,5€) le stick au crab/mayo et on meurt tellement de plaisir qu’on en prend 5 in a raw. Chacun. La propriétaire des lieux est trop cool, elle sort et nous fait la causette. Quand elle se rend compte que Max est allemand, elle pousse un petit cri et court chercher un carnet, et passe un coup de fil devant nous. Bizarre, on se regarde et on ne comprend pas vraiment ce qui se passe, puis tout d’un coup elle passe le téléphone à Max. À l’autre bout du fil, un autre allemand, qui était venu dans ce même « restaurant » la semaine dernière et qui avait laissé son phone-tel, apparemment la coutume ici pour les expats. Petite conversation au-delà du réel, tout le monde est hilare, et nous sommes abasourdis !! La conversation touche à sa fin, et on se fait inviter à revenir très prochainement, en se faisant promettre de se faire offrir le thé après la petite photo traditionnelle haha.

2013-09-07 18.39.19 En se léchant les doigts, on reprend le chemin de la plage, en remarquant alors les différents articles du New York Times sur le mur du bouiboui : this sushi place is famous !!! Du coup, on se sent plus péter et on sautille pour retrouver nos potos sur la playa.
À peine arrivés (il faisait déjà nuit), on croise un groupe d’étudiants qui repart en nous invitant à les suivre : un local vient de les inviter à faire un barcecue sur son toît là maintenant tout de suite ! Il habite sur une autre île, il faut juste prendre un autre ferry pour aller chez lui. Tout à fait irrationnellement, on saute de joie et dévalise le 7/11 pour faire le plein de nourriture / fourches à barbeuc / marshmallow / chocolat / bière etc etc
On trouve des petits caddies qui nous aident bien à transporter le butin (…)

2013-09-07 19.36.49–ou aussi des bêtes sauvages, parfois–

(…) et on prend le ferry à 20. Petit moment de féérie, on se met sur les bords du bateau, plus petit que le premier, les jambes à l’extérieur, et on se laisse porter par les flots.

Magique !

Descente de la bicoque. Attente sur le quai. Tout est bon, tout le monde est là, on peut y aller. On rencontre des chiens adorables, qui viennent demander de l’affection. Ryan et moi nous approchons sans crainte du premier animal (moi je m’en fous je suis vaccinée, eh ouai) et s’ensuivit un moment d’émotion sans précédent.

2013-09-07 21.37.35

C’est-y pas mignon.

Pendant ce temps-là, Max et Jeremy faisaient une bataille de broches à barbecue. Nous n’avons pas les mêmes valeurs. Ba ouai, on est à Hong Kong, pas à Bordeaux (chesnel). Ok c’est nul.

2013-09-07 21.33.18

Puis, la marche reprend, tous à la queue leu leu, pour s’enfoncer, de nuit, de plus en plus profondément dans la jungle de cette île appelée Lantau Island.
Bon. On est d’accord, ça fait très début de film d’horreur. À vrai dire, on s’est tous demandé si Jim était un psychopathe ou tout simplement un mec super nice. Après quelques secondes d’hésitation, et surtout en état d’ébriété plutôt avancé, nous sommes arrivés à la conclusion que, à 20, on avait quand même une chance de s’en sortir si on était pris au piège dans un traquenard au fin fond d’une île abandonée. On s’est même dit qu’au pire on pouvait se manger les uns les autres et qu’on avait toujours une chance de ne pas mourir de froid en se blotissant à l’intérieur des cadavres des faibles qui n’auraient pas survécu ou des premières victimes. Pas de grandes chances de mourir de froid dans un pays où la température ambiante avoisine les 30° (allez on descend à 20° la nuit) mais on n’est jamais trop prudent. Alors on y va !

Une bonne vingtaine de minutes plus tard, après avoir parcouru des chemins sinueux et intangibles pour les taxis et autres véhicules (ah si les vaches), nous arrivons enfin à la demeure de ce cher Jim. Au troisième et dernier étage, il nous fait rentrer dans son modeste appartement (mais grand pour HK), qui a un balcon, un grand salon/salle à manger, et deux chambres, dont une avec deux lits doubles… collés. Nous nous interrogeons un moment sur les activités nocturnes de ce cher Jim, et ne nous disons pas une seconde que cela pourrait être la scène de crime de nos futurs assassinats. Puis, direction le toît, un étage au-dessus. Le paradis. Bon, j’envoie quand même un petit MMS de détresse à Alex :

2013-09-07 22.22.31

« Si demain je ne reviens pas, je me suis faite assassiner ici »

On mange, on boit, on essaye pendant mille ans de faire prendre les braises (elles n’étaient pas très coopératives les bougres), barbecue party, on rigole, on danse, on refait le monde, on raconte sa vie, on apprend à découvrir certains des expats avec lesquels on n’avait pas encore eu la chance de discuter, on flirte, on dort (pour certains ha ha mais pas pour moi, parce que je vous ai dit je carbure à la nitro je dors pas je suis une ouf !).

Jim

JIM

(crédit photo Lovisa Grönlund)

Peu avant l’aube, nous décidons d’aller nous baigner et Jim emmene alors toute la tribu sur la plage près du port de l’île. Dans la nuit noire, le petit troupeau de jeunes expats marchait doucement, les yeux cernés, mais tous excités car ils vivaient une aventure vraiment hors du commun. Sur la route, ils firent la rencontre de mammifères étranges qui dormaient sur la plage, assez intimidants en raison des lueurs jaunes que reflétaient leurs yeux ouverts et immobiles. Après investigation, il se trouve qu’il s’agissait simplement … de vaches. À la seule vue du sable orangé sous les néons, ils quittèrent tous leurs habits pour se jeter, (à demi-)nus dans une eau limpide et presque tiède, insouciants, sous un ciel constellé d’étoiles. L’eau, si claire, laissait par la clarté lunaire transparaître leur corps grelottants.

Bah ouai parfois je me tape des petits kiffs, comme ça.

Inutile de vous préciser qu’après la douche pour enlever tout le sel de nos enveloppes corporelles sensibles, on se caillait sévèrement le derrière. C’est donc tous tremblottants que nous nous sommes dirigés vers le port pour attendre les tacos pour aller au Big Buddha. Parce que, ouai, on se cultive. On va visiter des trucs. Certains, trop fatigués, ont préféré rentrer directement au campus histoire de faire un bon gros dodo. Mais nous, on est des gue-dins, on a enchaîné cash, petit-déjeuner au 7/11 devant un magnifique lever de soleil. Les taxis arrivent au compte goutte, et 53 000 heures plus tard, on arrive au haut-lieu de la culture hong kongaise : le BIG BUDDHA. Malheureusement pour nous, on est arrivé 2h trop tôt… donc on en profite pour dormir à même le sol sur un genre d’autel sacré qui servait peut-être à faire des trucs chelous, mais honnêtement on s’en battait gentiment le haricot. 15 minutes plus tard, on trouve ça bête de rester planter là, donc on va faire une petite randonnée dans le « hiking path » (chemin de randonnée pour les non-bilingues, pas comme moi).

Big buddhaAutel de sacrifices certains

Petit best of du trip :

– Coucou l’araignée noire et jaune qui fait trois fois la taille de la paume de ta main et que tu remarques pile au moment où te trouves pile en dessous.

– Les plantes qui ont l’air sympa mais qui te DÉFONCENT LITTÉRALEMENT le jambonneau quand tu as le malheur de faire frotti-frotta.

– Le selfie de Rafaella avec la tortue toute de ciment/bronze/truc vêtue.

– La ribambelle de toutous en liberté à qui tu veux faire un gros calinou et qui, quand tu t’approches, ont l’air de vieilles carcasses dévorées par les vautours ET les mouchasses (gracias). Même si j’ai mon vaccin antirabique, je vais pas jouer à qui-est-plus-fort-que-peter-mac-calloway non plus. Qu’on se le dise.

On finit la balade, on va dans le seul resto ouvert pour prendre le petit-dej (nouilles sautées) et certains (moi) en profitent pour faire un somme (avec marque de la table sur le front, en mode bégé). Je me réveille quand on s’en va. Timing au top.

On se dirige donc vers les bus quand tout d’un coup on se rend compte qu’on a perdu un membre du groupe… mais pas depuis la randonnée, non. Depuis l’arrivée ! Panique à bord, on crie son nom partout (Jérémy, si tu me lis) pour se rendre compte que l’animal était allé taper son roupillon quelques touffes d’herbes au loin. Nous voilà rassurés.

On prend alors le bus, puis le MTR, et après les 15 minutes de marche réglementaires on arrive enfin au campus. C’est qui qui va pouvoir se reposer (enfin) ? C’est bib… ah bah non en fait, puisque j’ai rendez-vous 2 heures plus tard avec Marjorie, la collègue-stagiaire-doudou-love de mon entreprise de cet été qui est de passage à HK ! Une petite douche, (mars) et ça repart.
À la nitro je vous dis 😉

P.S. : bravo, vous êtes arrivés à la fin de l’article. La maison n’est pas responsable des tendinites aigües de l’index, ni des migraines occulaires récidivistes. Pour toutes réclamations concernant la longueur de ce récit, merci de faire une visite sur ce site de l’internet.

Merci bonsoir !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s